
Point de vue est notre format d’atelier-enquête le plus complet. Il croise éducation artistique, éducation aux médias et lecture sensible du territoire. Photographie, son, vidéo, écriture, cartographie et dessin peuvent y être associés pour permettre à un groupe de regarder son environnement, de produire une matière originale et de construire un récit collectif.
Ce format est souvent une porte d’entrée dans la méthode mOst. Il permet à une structure et à un groupe d’expérimenter plusieurs outils dans une même temporalité, sans réduire le projet à une initiation technique. Le fil conducteur reste une question située : comment vit-on ici ? Quels lieux comptent ? Qu’est-ce qui change ? Quelles images du quartier souhaitons-nous déplacer, compléter ou contredire ?
Le projet commence par un temps de rencontre et de cartographie. Les participant·es identifient leurs parcours, leurs repères, les endroits aimés, évités, transformés ou imaginés. Ces premières cartes ne cherchent pas une exactitude géographique. Elles rendent visibles les expériences, les usages et les frontières symboliques, puis servent à choisir des itinéraires d’arpentage et des sujets d’enquête.
Sur le terrain, chaque médium ouvre une manière différente d’observer. La photographie exerce le regard : cadrer, composer, choisir une distance. Le son permet de recueillir des voix, des ambiances et des souvenirs. La vidéo relie les gestes, les espaces et les temporalités. L’écriture contextualise et nuance. Le dessin rend visibles les absences, les souvenirs ou les futurs que l’appareil ne peut pas enregistrer.
Une place importante est accordée à l’éditorialisation. Le groupe revient sur les images et les sons produits, discute de ce qu’ils racontent, sélectionne, légende et organise. Les participant·es apprennent ainsi qu’un récit ne se fabrique pas seulement au moment de la prise de vue : il se construit aussi dans le choix, le montage, l’ordre, le titre et la relation entre les différents matériaux.
La restitution est pensée dès le début du cycle. Selon les projets, elle peut prendre la forme d’une exposition légère, d’un parcours multisite, d’une installation en espace public, d’un film court, d’un livret ou d’une page en ligne. Les participant·es prennent part à l’accrochage et à la médiation, afin de présenter leurs choix et de faire de l’exposition un espace de discussion avec le quartier.
Point de vue s’adapte à des enfants, des adolescent·es, des adultes, des familles, des seniors ou des groupes intergénérationnels. Il peut se dérouler en quatre à six séances pour une première série, ou s’étendre sur plusieurs mois lorsqu’il associe plusieurs groupes et plusieurs lieux. Sa force tient à sa souplesse : il permet de commencer par une exploration ouverte et de faire émerger, depuis le terrain, les questions qui méritent un approfondissement.
Pour les partenaires, le format produit à la fois des compétences, une lecture habitante et une forme publique. Il peut ouvrir vers une résidence artistique, un documentaire, une démarche d’archives vivantes ou un projet de quartier du turfu. Il laisse surtout une première trace construite par celles et ceux qui vivent le territoire.
en images














photographies : les participant·es des ateliers et l’équipe de mOst
les albums


la comunidad preciosa

favela ocho

maré analógica

el parchecito de medellín 2

donde el arte une y la cultura vive

les couleurs du quartier

viver é um luxo · os crias da tl

disco malassis

le monde est à noue : rencontre rocinha

la caps, une passion

nous, le petit nanterre

vision(s) du centre

rampe vallée

premières rencontres entre montreuil et rio

les échos de l’almont

nossa júlio otoni

más allá de las calles, vol. 1

les fleurs des oliviers

courneuve olympique

au collège, contre les discriminations

la calle más chingona de jalisco

nt vrai

gp blr

la capsulerie × la noue

la galerie des ruches

cherán

la cité aux fleurs

que fotos são essas

pontos de vista do pina

planète courtille

la cité des bulles
