
2026le pont-de-claixÎles de Mars · Olympiadesfrance
sans mur
Aux Îles de Mars et aux Olympiades, au Pont-de-Claix, des jeunes photographient leur quartier, titrent et légendent chaque image, puis vont interroger leurs aîné·es devant une caméra.
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- APASE 38
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- Exposition « sans mur » au city-stade des Îles de Mars, vernissage le 12 septembre 2026 : des bâches de photographies titrées et légendées, des collages sur plexiglas et des extraits filmés des entretiens.
Point de vue est un atelier de documentation mené aux Îles de Mars pendant l’été 2026 par l’APASE et mOst, avec les jeunes des Îles de Mars et des Olympiades. Son principe tient en une phrase : le quartier n’est pas décrit de l’extérieur, il se photographie, se légende et s’interroge lui-même. Le virage à l’entrée du quartier, la tour qu’on appelle la télé, le 2 rue Stendhal, la mosquée, des frères, des cousins, un ballon, le city-stade : chaque photo a été choisie, titrée et légendée par celui ou celle qui l’a prise.
Les jeunes ont aussi écrit ensemble un texte pour présenter leur quartier : « On est déterminés à passer toutes les portes et on aimerait qu’on ne nous dérange pas dans notre volonté de nous en sortir. » Puis ils sont allés s’asseoir devant leurs aîné·es, caméra à l’appui : Aziz, cinquante ans ici ; Abdelkrim et Amir ; Akbel et Aïda, qui font tourner la Casa des Îles ; Monsieur Meghraoui, arrivé au Pont-de-Claix en 1958. Ce sont eux qui posent les questions.
Le titre vient d’ici. Pendant des années, un grillage puis un mur ont séparé les Îles de Mars des Olympiades ; leur texte commence d’ailleurs par une barre oblique, « Îles de Mars / Olympiades ». Le mur n’est plus là, et aucune des générations rencontrées ne le regrette : « maintenant, on est un seul quartier, et c’est bien ». Ces images et ces voix ouvrent un travail documentaire audiovisuel sur le quartier.
atterrir
Du globe jusqu’à la rue : une immersion dans le quartier et dans l’exposition, avec les bâches sur les grilles, les affiches dans les halls, les plexiglas à l’entrée des tours.
les entretiens
trois générations, un seul quartier
Caméra à l’appui, les jeunes sont allés voir leurs aîné·es. Aziz se souvient des portes qui restaient ouvertes, des châtaignes en octobre et de la piscine à ciel ouvert ; Monsieur Meghraoui, arrivé en 1958, ne retrouve plus les anciens qu’il connaissait ; Akbel et Aïda font tourner la Casa des Îles, en bas des immeubles. D’où vient le nom du quartier ? Des marécages sous les tours, dit Aziz ; des inondations un mois de mars, dit Abdelkrim. Personne ne tranche.
« On se sentait comme Tom Sawyer. »
« C’était la guerre de quartier, complètement ridicule. Maintenant, on est un seul quartier. »
« Il n’y a pas de Chicago. »
« Ça serait bien que d’autres générations prennent la suite. »
Aziz, Akbel, Monsieur Meghraoui et Aïda, dans les entretiens de l’été 2026
photographies et légendes : les jeunes des Îles de Mars et des Olympiades, avec l’APASE
l’exposition
sans mur, bâche par bâche
Au city-stade, les bâches ont remplacé les murs : sur chacune, les photographies des jeunes, leurs titres et leurs légendes, puis les portraits de celles et ceux qu’ils ont interrogés.
mur 04

« abdel karim » de la boucherie bali
Je le connais depuis mon enfance, tout petit bébé. On a fait l’enfance, la jeunesse, l’adolescence, presque jusqu’à maintenant. Des hauts et des bas, mais on ne s’est jamais lâchés. C’est comme mon frère. Il donne l’exemple en travaillant beaucoup. J’espère qu’il ouvrira sa boulangerie. Il prend soin de la famille. C’est une très bonne personne.
mur 05
mur 09
photographies et légendes : les jeunes des Îles de Mars et des Olympiades, avec l’APASE
en images


























photographies : les participant·es des ateliers et l’équipe de mOst
l’exposition
Quatorze bâches : le texte des jeunes, leurs photographies titrées et légendées, la télé, le city-stade, la mosquée, et les entretiens avec leurs aîné·es.

































