Un projet commence par une conversation. Nous cherchons d’abord à comprendre le territoire, le groupe, la question de départ, les partenaires déjà présents et la transformation attendue. Une demande peut être très précise, comme réaliser un film, documenter une démolition ou construire une exposition. Elle peut aussi être très ouverte. Nous aidons alors à choisir le format et les médiums les plus pertinents.
Nous travaillons avec des structures qui entretiennent un lien réel avec les habitant·es. Leur connaissance des habitant·es, des rythmes, des lieux, des langues et des dynamiques locales est indispensable. mOst apporte une méthode, des intervenant·es, du matériel, une coordination artistique et éditoriale et une capacité de production ; le partenaire assure l’ancrage, la mobilisation, l’accueil et la continuité locale.
Le cadrage précise les objectifs, les personnes concernées, la durée, les séances, les lieux, les rôles, le calendrier, les autorisations, la restitution et la trace durable. Nous identifions également les risques : mobilisation fragile, calendrier de transformation, accès à l’espace public, contraintes de bailleur, droits d’archives, sécurité du matériel ou temps de postproduction.
Le budget intègre l’ensemble du processus, y compris le travail moins visible : préparation, coordination, relation avec les partenaires, déplacement, matériel, honoraires artistiques, postproduction, impressions, accrochage, droits, médiation, documentation et bilan. Une restitution ambitieuse ne peut pas être ajoutée à la fin sans temps ni moyens de production.
Pendant le projet, nous organisons des points réguliers avec les partenaires et ajustons la progression aux réalités du groupe. Cette souplesse ne signifie pas l’absence de cadre : la question de départ, la place des participant·es, les engagements de chacun·e et la restitution restent lisibles. Les modifications sont discutées afin de préserver à la fois l’accessibilité et l’exigence.
À la fin, nous partageons les productions, les éléments de fréquentation, les retours qualitatifs et les perspectives. Nous discutons de ce qui reste au territoire, de la conservation des matériaux et de la possibilité d’une suite. Le bilan sert à rendre compte, mais aussi à apprendre et à construire la continuité.
les informations utiles pour un premier échange
Pour préparer la rencontre, il est utile d’indiquer le territoire concerné, la structure porteuse, le groupe envisagé, la question ou le contexte du projet, la période souhaitée, les partenaires associés, les lieux disponibles, les possibilités de restitution et le budget ou les pistes de financement déjà identifiées.