atterrir · un musée des quartiers
la visite sans 3D
Toutes les expositions d’atterrir, quartier par quartier et halte par halte, sans la carte en 3D : pour les téléphones anciens, les connexions lentes et la lecture d’écran.
le pont-de-claix · îles de mars · olympiades
sans mur · 2026
Quinze bâches dans les rues, cinq affiches dans les halls des Olympiades et sur le mur de la crèche, trois plexiglas à l'entrée des tours : les photos des jeunes, leurs titres, leurs légendes, et la parole de leurs aînés.
photographies et légendes : les jeunes des Îles de Mars et des Olympiades, avec l'APASE · photographies de l'accrochage : l'équipe de mOst
23 œuvres, halte par halte
1sans mur

bâche
sans mur
Cet été, des jeunes des Îles de Mars et des Olympiades ont photographié leur quartier et écrit eux-mêmes le titre et la légende de chaque image. Puis ils sont allés interroger leurs voisins devant une caméra. Cette exposition, ce sont leurs photos, leurs mots et leurs questions.
Le titre vient d'ici. Pendant des années, un grillage puis un mur ont séparé les Îles de Mars des Olympiades. Il n'est plus là. Toutes les générations rencontrées cet été en parlent, et aucune ne le regrette.
« C'était un peu la guerre de quartier. Complètement ridicule, à l'époque. Maintenant, on est un seul quartier, et c'est bien. »
AkbelLes jeunes de l'atelier ont aussi écrit un texte pour présenter leur quartier :
« Un des trucs qui définit le quartier, c'est ses quatre tours. À Pont-de-Claix, elles sont souvent stigmatisées, alors qu'elles sont remplies de travailleurs, de personnes qui aident les autres, de gens qui veulent s'en sortir et de talents qui attendent de sortir de l'ombre. »
2la télé, la mosquée

bâche
mosquée de paris

mosquée de paris
C’est la mosquée du quartier, où tout le monde se rejoint le vendredi pour la jumu’ah ou pendant le ramadan. Elle est à côté de l’église. Faite pour prier, c’est l’un des seuls lieux sacrés de Pont-de-Claix.

bâche
la télé

la télé
C’est la tour la plus connue du quartier… On y a beaucoup de souvenirs. Quand on était petits, on y traînait tout le temps. Il n’y a pas que les couleurs qui ont changé.

bâche
mon frère et ses copains · imran

mon frère et ses copains
Sur cette photo, il y a mon frère et ses copains. J’ai choisi cette photo parce que je joue depuis mon enfance dans cet espace avec mes copains d’enfance aussi.

imran
Venu passer ses vacances d’été chez ses cousins. Toujours souriant, avec la joie de vivre. Il aime le foot et la Play.
3entrée du quartier
4jafar

bâche
jafar

jafar
Je le connais depuis 3/4 ans, on peut même dire 5/6 ans. Joyeux, drôle, sociable et travailleur. C’est un bon ami.

bâche
îles de mars / olympiades
« Notre quartier s'appelle Îles de Mars / Olympiades. » Les jeunes de l'atelier commencent leur texte par cette barre oblique, là où il y a eu longtemps un grillage, puis un mur. Selon l'âge qu'on avait, on n'a pas connu la même frontière : une ligne à ne pas franchir pour les uns, une limite dont on n'avait pas besoin pour les autres.
Ce qui l'a fait tomber, ce sont les lieux qu'on ne pouvait pas dédoubler : le collège, l'Escale, la mosquée.
« Au collège, à l'Escale, c'est devenu nos potes. »
Abdel Karim« Maintenant, on est un seul quartier, et c'est bien. »
52 rue stendhal

bâche
2 rue stendhal · abdel karim · les 2 bancs

2 rue stendhal
Kader, jeune homme de 22 ans, issu du quartier des Îles de Mars. Travailleur, entrepreneur, humoriste… Soit millionnaire, soit à terre ! Marié et bientôt millionnaire. Bientôt évasion fiscale au pays. La lose au loto.

« abdel karim » de la boucherie bali
Je le connais depuis mon enfance, tout petit bébé. On a fait l’enfance, la jeunesse, l’adolescence, presque jusqu’à maintenant. Des hauts et des bas, mais on ne s’est jamais lâchés. C’est comme mon frère. Il donne l’exemple en travaillant beaucoup. J’espère qu’il ouvrira sa boulangerie. Il prend soin de la famille. C’est une très bonne personne.

les 2 bancs
Notre QG, nos plus grands fous rires, mais souvent jugés par le voisinage.
6city stade

bâche
sans mur
Cet été, des jeunes des Îles de Mars et des Olympiades ont photographié leur quartier et écrit eux-mêmes le titre et la légende de chaque image. Puis ils sont allés interroger leurs voisins devant une caméra. Cette exposition, ce sont leurs photos, leurs mots et leurs questions.
Le titre vient d'ici. Pendant des années, un grillage puis un mur ont séparé les Îles de Mars des Olympiades. Il n'est plus là. Toutes les générations rencontrées cet été en parlent, et aucune ne le regrette.
« C'était un peu la guerre de quartier. Complètement ridicule, à l'époque. Maintenant, on est un seul quartier, et c'est bien. »
AkbelLes jeunes de l'atelier ont aussi écrit un texte pour présenter leur quartier :
« Un des trucs qui définit le quartier, c'est ses quatre tours. À Pont-de-Claix, elles sont souvent stigmatisées, alors qu'elles sont remplies de travailleurs, de personnes qui aident les autres, de gens qui veulent s'en sortir et de talents qui attendent de sortir de l'ombre. »

bâche
city stade · chez nous

city stade
Comme on voit sur la photo : voici le city-stade des Îles de Mars, notre enfance à tous. Depuis petits, nous jouons tous ensemble au 12 mois, à l’espagnol, au petit pont boulette, pour les connaisseurs. Le city-stade est le souvenir d’enfance que seuls les vrais savent.

chez nous
Nous voyons des frères du quartier jouer à la brésilienne, même si ce sont des Français, Algériens, Marocains. On est au city-stade des Îles de Mars. C’est notre QG : là où on a rigolé, où on s’est bagarrés, où on a pleuré. Le city-stade nous a un peu éduqués, entre guillemets.
7aziz et les jeunes

bâche
aziz
Le portrait accroché à côté de son entretien, « aziz, cinquante ans aux îles de mars ».

bâche
aziz, cinquante ans aux îles de mars
Aziz est né aux Îles de Mars et n'en est jamais vraiment parti. Un demi-siècle passé au même endroit, à voir le quartier se transformer autour de lui. Il en parle sans nostalgie : si le quartier a changé, lui aussi a changé.
« Ça fait à peu près une cinquantaine d'années que j'habite aux Îles de Mars. Le quartier a évolué dans le bon sens, ça s'est calmé. C'était toujours un quartier populaire, en tous les cas. »
AzizDans son enfance, les familles se connaissaient toutes. En octobre, on montait chercher les châtaignes ; en juin, les cerises ; l'été, la piscine de Pont-de-Claix, alors à ciel ouvert.
« Les portes restaient ouvertes, pendant les années 80, jusqu'à 90. »
Aziz« On se sentait comme Tom Sawyer. »
Aziz
bâche
anis · 2 jeunes du quartier · le grizzly · rayan

anis, un enfant du quartier
Jeune homme en terminale STMG. Il aime beaucoup le foot. C’est un jeune sympa qui aime aider les gens. Il a grandi ici depuis qu’il est né. Il est apprécié par tout le monde.

2 jeunes du quartier
Deux jeunes qui se sont connus dans l’école Îles de Mars. Amis depuis le plus jeune âge, ils aiment partager n’importe quel loisir : sport, boxe, foot, et même le travail.

le grizzly
Amir aux côtés de Rosa Parks. On dit même que ce serait lui qui aurait chuchoté à Rosa de rester posée.

quand rayan tire, le stade tremble
Je voulais que ma photo soit dans l’exposition pour représenter les Îles de Mars et parce que j’ai beaucoup d’amis. Je m’appelle Rayan. J’aime le foot. Je joue à Pont-de-Claix. J’habite aux Îles de Mars.
8sur un banc

bâche
sur un banc
Trois habitants, assis en bas des tours. Akbel a grandi aux Îles de Mars et y élève ses enfants ; avec Aïda, elle anime la Casa des Îles, l'association du quartier. Monsieur Meghraoui est arrivé à Pont-de-Claix en 1958. Entre eux, l'entretien devient une conversation.
« J'aime les Îles de Mars, j'adore le quartier des Îles de Mars. C'est un quartier génial, familial et convivial. »
Akbel« Avant, c'était très bien. Les familles, les anciens qui se connaissaient. Aujourd'hui, ce n'est plus pareil : les anciens, il n'en reste plus beaucoup. »
Monsieur Meghraoui« T'es là, toi. T'es un ancien ! »
Aïda« Il n'y a pas de Chicago. »
Monsieur Meghraoui
bâche
sur un banc
Deux des trois habitants de l'entretien « sur un banc », assis en bas des tours.
9olympiades · hall 1

affiche
point de vue
Dans les halls des Olympiades et sur le mur de la crèche, cinq affiches. La première présente l'atelier Point de vue, mené cet été par l'APASE et mOst avec les jeunes des Îles de Mars et des Olympiades : le quartier n'est pas décrit de l'extérieur, il se photographie, se légende et s'interroge lui-même.
Les jeunes ont photographié ce qui les entoure, titré et légendé chaque image, écrit un texte sur leur quartier, puis ils sont allés poser leurs questions à leurs aînés, caméra à l'appui.
« on aime les fêtes »
les jeunes de l'atelier
affiche
3 brigano

3 brigano
Idriss la Brute, de l’équipe footballistique de BABA, pose au city-stade, à côté de la future star du rap français : AD LAF.
10olympiades · hall 2
11olympiades · hall 3
12mur de la crèche
13îles de mars · tour 1

plexiglas
plexiglas 1
À l'entrée des tours des Îles de Mars, trois plexiglas reprennent la parole des habitants. Le premier parle de ce qui passe d'une génération à l'autre : des récits que personne ne vérifie, des lieux, des gestes. Le nom du quartier, par exemple, a deux histoires.
« ça, c'est ce qu'on connaît de notre histoire, entre nous »
Aziz« c'était comme des petites îles »
Abdelkrim« ça serait bien que d'autres générations prennent la suite. »
Aïda14îles de mars · tour 2

plexiglas
plexiglas 2
Le deuxième raconte la vie en bas des immeubles. Le pied de tour sert de salon commun ; la Casa des Îles y accueille les femmes et les enfants, dans un local trop petit. Les frictions sont celles du quotidien, et tout le monde demande la même chose : qu'on se parle.
« C'est familial, tout le monde se connaît, on se sent bien »
Abdelkrim« s'il n'y a pas de communication, on ne peut pas évoluer. »
Akbel« on aimerait que les habitants qui se plaignent aux autorités soient plus dans le dialogue et discutent en personne avec nous »
les jeunes de l'atelier15îles de mars · tour 3

plexiglas
plexiglas 3
Le troisième parle d'être jeune ici. Aziz se souvient d'un temps sans téléphones où l'on descendait inventer des jeux. À chaque génération revient la même demande : un lieu à soi. Les noms de toutes celles et ceux qui ont participé y sont écrits.
« on était obligés de descendre en bas, se rassembler, se retrouver, inventer des jeux »
Aziz« pour les petits, il y a beaucoup ; pour les grands, pas grand-chose. »
Amir« on aimerait qu'il y ait un local pour les jeunes l'hiver »
les jeunes de l'atelier
argenteuil · esplanade salvador-allende
vision(s) du centre · 2025
Des affiches et des cadres accrochés sur les murs, les piliers et les angles de la dalle : le centre-ville d'Argenteuil photographié et raconté par les jeunes qui y vivent.
photographies et textes : les jeunes du centre-ville, avec la Maison de quartier du Centre · photographies de l'accrochage : l'équipe de mOst
9 œuvres, halte par halte
1la présentation

affiche
vision(s) du centre
« Notre quartier est magique, chaque jour on voit des nouveaux travaux. » Ainsi commence le texte écrit par les jeunes pour présenter leur quartier : les commerces, le cinéma du Figuier Blanc, la basilique, la mairie, l'esplanade Salvador-Allende, la maison de quartier, la gare et les jardins.
Leurs photographies ont été accrochées à l'échelle de l'espace public, en cadres et en affiches, sur les murs, les piliers et les angles de la dalle.
2la cour
3le 14
4le mur courbe
5le mur au tag
6les piliers
7le long mur
drancy · cité du nord
trains de vie · 2026
À la Cité du Nord, les trois panneaux devant le centre social municipal, puis les douze bâches sur les grilles du city stade, juste derrière : les portraits des habitant·es, leurs paroles et les archives de la cité des cheminots.
photographies : Myriam Rabah-Konaté et l'équipe de mOst, avec les habitant·es de la cité du nord · archives : association du Papyrus drancéen
15 œuvres, halte par halte
1devant le centre social
2la grille du city stade
3la grille du city stade, suite
nanterre · cité pablo picasso
les nuages de pablo · 2024
Sur la dalle de la cité Pablo Picasso, autour du Serpent : les panneaux accrochés aux grilles vertes, au pied des tours Nuages que les participant·es ont photographiées, racontées et filmées.
photographies et légendes : les enfants et les jeunes de la cité Pablo Picasso, avec Authenti-Cité · photographies de l'accrochage : l'équipe de mOst
23 œuvres, halte par halte
1l’entrée de l’exposition
2la grille des tours
3face au serpent
4la grille du stade
5vers l’escalier
nanterre · petit nanterre
nous, le petit nanterre · 2025
Au Petit Nanterre, douze bâches sur les clôtures du quartier : la grille du square, le grillage du parking, la grille du terrain. Les photographies du groupe, les questions posées aux habitant·es et leurs réponses.
photographies : les participant·es de l'atelier, avec Zy'Va · paroles : les habitant·es du Petit Nanterre · photographies de l'accrochage : l'équipe de mOst
12 œuvres, halte par halte
1la grille du square
2le grillage du terrain de basket
3la grille du city stade
marseille · centre social la maurelle
la galerie des ruches · rencontres la t.l · 2025
Le 1er octobre 2025, les photographies des enfants des Ruches et de la T.L., à Rocinha, ont été accrochées à l'intérieur du centre social La Maurelle : la salle, le couloir et la cage d'escalier. On atterrit devant la porte, puis on entre.
photographies : les enfants des Ruches et de la T.L., Fotogracria et l'équipe de mOst
1 œuvre, halte par halte
1la porte du centre social
à l’intérieur du centre social La Maurelle : les quinze panneaux
rio de janeiro · complexo da maré
maré analógica · 2026
Seize affiches collées sur les murs de Maré, à hauteur de passant·e : dix jeunes de Maré, dix regards en argentique, chaque image titrée et commentée par la personne qui l'a prise.
photographies et textes : les jeunes de Maré, avec Arteviana · photographies du collage : l'équipe de mOst
16 œuvres, halte par halte
1maré analógica
2cybercrias
3olhar profundo
4herói da terra
5corpo-território
6o futebol e a sua arte
7tradição suburbana
8cotidiano
9entre sorrisos
10a lealdade não tem cor
11coragem
12olhos pretos
13nascer, pertencer, permanecer
14pausa
15peace
medellín · golondrinas · llanaditas
el parchecito · favela ocho · 2024 et 2026
Dans la comuna 8, sur le versant est de Medellín : les affiches des enfants de Golondrinas collées sur les façades en 2024, puis les dix affiches de favela ocho dans les rues de Llanaditas en 2026, à hauteur de passant·e.
photographies et textes : les enfants de Golondrinas et les jeunes de Llanaditas · photographies de l'accrochage : l'équipe de mOst
18 œuvres, halte par halte
1le mur blanc et vert
2sous l’avancée du toit
3le mur turquoise
4la porte en fer
5la fresque de las golondrinas
6les dernières façades
7le mur orange
8la façade rouge
9la montée
10la maison rose
11derrière la grille
12au bord de la colline
13l’épicerie verte
14le mur clair
15le cadre orange
16le mur vert















































































































































































































